carnet de liaison

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

contrE*Temps

Fil des billets

lundi 11 février 2008

de tous les pieds



Cela de vous me tombe jusqu'aux pieds.
Résultat /à pieds joints/ d'un processus étranger qui fait disparaître de la ligne tout accent et, peu à peu, annule ses desseins.
On n'avait rien de particulier à faire ou à dire. Mais j’ai vu son visage aujourd'hui, je ne sais pas comment il a roulé
sous la ligne de mes doigts, malgré que j'aie été depuis si longtemps au-delà




Aujourd'hui, plutôt que de rester là à ne rien faire. Je cède.
Le manque sera pour demain.







vendredi 20 avril 2007

vitesse de la poudre aux yeux


Ré:pondre à tous

à v.)

devant ta porte.
arrive parfois le soir, que me manque.
format standard

à ssd.)

on a dû perdre l'heure, tu sais.
ou
peut-être que
même pas toi, sans toi,
ou juste comme ça ...

à e.)

l'herbe est si haute ici
on ne voit plus à 2 pas.
je parle, je parle, je parle ...

tant pis

mercredi 18 avril 2007

éPisode des mÓuches




hier, elle était habillée de noir
le col blanc, près du visage très pâle
toute tendue à cause du vernis

ça emmenait le geste d'ouvrir les bras

En passant derrière elle,
j'ai essuyé à peine son épaule où le mur avait laissé une trace blanche
et doucement, j'ai murmuré dans son cou :
tu es si jolie ce soir


je taillerai des robes courtes
dans de larges étoffes à fleurs et montrerai mes jambes nues
jusqu'au colback même au-dessus

vendredi 13 avril 2007

conséquences du grand mal au coeur




elle dort ...

on ne serait pas étonné qu'elle en découvre le chemin

              regroupée autour d'elle-même
              pour ne rien laisser échapper
              dans un silence d'apparence
              elle dort ....





vendredi 30 mars 2007

tour des murs en 9 points et reprise.



1 - vu devant à hauteur de la langue
le pouvoir du sorcier assoupi
conté selon vos doigts
décousus à la première  halte

2 - 3 - dire plus :
une pause 

4 - puis d'un retard plus tard :

                                   celle là.

                                  Qui l'a vue ?

                  5 - 6 - 7 - qui l'a vue ?
                                   elle vole

8 - à y regarder d'un peu près
on voit courir sur son visage
de petits chemins compliqués
là où la peau
ne se console plus
d'avoir été pincée

9 - il ne s'agit alors que d'air
ne rien fixer

rien

ne rien fixer du tout
de l'air fondu à l'air
on se confond

                            moi-même accidentelle
                            des promenades des hauts murs
                            tic et toc.
                            vue devant
                            à cette hauteur même ...




dimanche 25 mars 2007

portrait-robot du grand DISSIPATEUR


après un bon lavage de nos mains courantes notre robot de nettoyage
ne nécessite plus aucune surveillance,
Respecte objets, sujets et meubles de rencontre
grâce à un interrupteur multiprises.

4 modes :
A) mode silencieux
B) sur prise plongeante
C) mode glissant
D) combiné de frottements approximatifs

plus tard : dans le présent d'à présent
où tout est d'un autre présent
et lorsque la lumière baisse, vous verrez
nous nous sentirons proprement nettoyés.

jeudi 22 mars 2007

tableau des anonymes



n'a que très peu d'impact sur le langage et la langue généré,
puisqu'il ne consiste en soi, qu'à une écriture plus succincte et délibérément anonyme


a perdu sous une dent creuse, la balle
et vous
au bond
entre 2 rangées de silence et une envolée de bois vert.


qui passe ici ?



vendredi 9 mars 2007

et qui tournera peut-être en rond



parfois je me rapproche parfois
c'est ouvert et parfois c'est fermé
si le corps dort, parle, parle moi , parlez moi, j'ai
qu'on me. (oui, envie) prête langue, j'ai , qu'on qu'un qu'elle
parle de, envie juste. envie de . l'envie d'en, d'en entendre, d'en
tendre la langue lancée qu'on m'a vers
déliée comme adresse
s'adresse à, à moi-même, une langue à mon nom,
rien que pour. tout comme si, tout comme ça, tout partout invente la figure
parfois, oui. juste ça juste. qu'elle y. vienne, pense, pose,                      se.

cabriole salive, rien que tourne moulin
parler à. parler de. parler pour.
parlerparler parlez moi parle moi ne t'arrête pas de,
même si, même si pas, même si peu, dis moi le, dis-le moi
est-ce si ? est-ce ça ? est-ce trop ?
même bas, même tout bas, même sans parler, parle encore, parle moi
dis comment, dis moi tu. dis comment je m' appelle, approche
approchez bien ta langue de l'appelle
appelle moi parle et déparle moi embrouillez moi de vous
et si ça proche proche, accroche dedans tous les doigts
fouette l'active accroche approchée, ne rien perdre

parfois c'est ouvert et parfois c'est fermé

après ça part si vite tu sais.





je m'essuierai.




dimanche 4 mars 2007

m'en boîte pré(ambulatoire






d'un pied sûr
ce qui va peut venir
et d'un seul coup, tu pars               en avant,               Soit
pourtant d'un bref pas,    plouf à mort, bascule vous vous tûtes



je vous sautant,            du vous au tu
familièrement, un effacement de figure
car même même, si se promène avec la tête sous le bras
reconnaissable du vieux vous,            je vous parlerai tu
un peu trop fièrement sans doute, une pratique
qui évite de se tordre le vous en marchant,
n'empêche que se regarder trop souvent fait bien mal
vois-la là, combien le tu la fait se taire (longuement.





jeudi 22 février 2007

gyMNAStique N° 3 (des garnitures


d'
aujourd'hui le der
nier
b o u c h e - t r o u


a fini par finir
ce qui ne fut pas à faire, une mince affaire

ce qu'il en reste est replié vers l'intérieur
 le tissus deux fois sous les pas
garnis de l'ombre des pas
de ses lèvres finement
s'en suit l'étui à découdre
jusqu'au suivant.

s'accomplira alors ce alors qui se doit ...




(l'habillage ne laissant apparaître que le nécessaire,
pour décalquer le patron, ce dernier doit être bien à plat, sans aucun pli.

- page 1 de 2