carnet de liaison

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poste fixe

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vendredi 23 juin 2006

julio CORTÁZAR







"Le public est informé qu'en dehors du coucher de soleil il ne se passe absolument rien, ce pourquoi nous lui conseillons d'agir comme s'il était chez lui et de faire ce qui lui chante, par exemple : regarder le crépuscule, lui tourner le dos, parler avec les autres, se promener etc.
[...]
Impossible de prédire le destin de mon film ; les gens vont au cinéma pour s'oublier et un coucher de soleil tend précisément au contraire, c'est l'heure où nous nous voyons un peu plus à nu, c'est en tout cas ce qui m'arrive, et c'est pénible et utile ; peut-être que d'autres en feraient aussi leur profit, on ne sait jamais.


julio Cortázar in Un certain Lucas p 125







vendredi 31 mars 2006

cabinet d'essayage










se pose le doigt sur nos coeurs d'apparence, il avait le coeur sur la main, à ne pas défoncer : chose promise promet bouche cousue de fils dores et déjà sur tranche fine, une prothèse éblouissante finement d'orfèvre et pampilles de la première nuit reste matin réveil, oeil à dents, éclairage sur la tartine : il y avait à ce jour tant de jour savez vous sentez bien, à pleine main dedans trousseau troussé jambes vives vite en l'air les jambes volent dans la main vous dis-je dessus dessous dedans (histoire) le coeur bien là, calé, en vue et sur la main sur la main à peine posé prêt à l'allant, assez fier plus tard, le soir avant le lit ou proche, le posait au-delà sur la table basse de nuit tout le coeur dans un verre à dent , à l'abri les étreintes contrites, il était si soigneux ....
de droite à gauche
particulièrement
au niveau de toutes les lisières, se concentrent alors dans les bas-fonds vêtements pour poupée : Monter 20 mailles, qualité irréprochable avec aiguilles # 2.5, tricoter en côtes 1/1.À 11 cm de hauteur, marquer les mailles lisières d'un fil de couleur POUR FINIR EN BEAUTÉ : Tout cabinet terrain ou eau compris à l’intérieur des lisières d’un obstacle d’eau fait partie de l’obstacle de l’eau. ...
















vendredi 17 mars 2006

quant au pire !






















à saisir : (parti de l'os du milieu) : un bout d'os




sont venus chercher les décors avant scène premier plan (je n'écrirai jamais d'histoire vous savez) sont venus à petits pas tranquilles récupérer l'herbe haute qui faisait partir très passé déjà l'oeil au second plan (l'herbe et l'oeil, l'oeil après, l'herbe dedans finalement on se la laisse pousser, elle s'attache, elle s'accroche, commence toujours par dormir) une fois n'est pas coutume (commence) rumine, le poids des herbes hautes se








mardi 7 mars 2006

juste pour voir*





du déplacement comme placement








samedi 4 mars 2006

_a_l_l_o_n_g_e_m_e_n_t_

____________________________r___a___l___l___o___n___g___é___





se coucher ne pas savoir où se coucher ni si l'on est couché mais que oui,

c'était bien là l'idée première aller se coucher ...va te coucher, ne me touche qui me touche qu'est ce qui me touche ? suis-je touchée ? touchée couchée ou tue.
couchée touchée coulée me suis-je d'abord couchée ou plus exactement restée sur la pensée couchée du corps vide ? touché y vient de se regarder couché, comme y être, coulé d'être couché je me coule dans cette couche sous les couches de la pensée couchée m'y coule m'y laisse couler et coulée sens bien le corps allongé raide, les mains croisées des morts, juste au niveau de la poitrine, serrées les mains la poitrine la pensée et le corps entier contenu entre le serrement des mains. rien d'autre.
couler coulée

touchée

je me couche.














vendredi 24 février 2006

fixe des mots fixes










à
à-côté
à-coup
à-peu-près
à-pic
à-plat
à-propos
à-valoir
abaca
abacule
abaissable
abaissant
abaissante
abaisse
abaisse-langue
abaissement
abaisser
abaisseur
abajoue
abandon
abandonnant
abandonnataire
abandonnateur
abandonne
abandonnement
abandonner
abandonnique
abaque
abasie
abasourdi
abasourdir
abasourdissant
abasourdissante
abasourdissement
abat
abat-foin
abat-jour
abat-son
abat-vent
abat-voix
abatage
abatant
abatardi
abâtardir
abâtardissement
abatée
abatis
abats
abattable
abattage




















lundi 13 février 2006

l-igne de f-uite



j'aurais fait tout ce qu'il fallait faire pour ne pas faire – rester en surface – ne vous inquiétez pas – inquiétez vous beaucoup, un peu______________________________________________

à 07:10 le 12/02/2006 j vous aurais peut-être écrit :

que connaît-on jamais des autres autre que ce qu'ils laissent paraître ?
ou veulent ou croient ?
autrement perçu, quelques vols, plutôt quelques recueils - des glaneurs, ce qui tombe - on ramasse - on en fait - fait faux même - ou faux vrai - c'est monstrueux l'écriture vous savez ce qui transpire, et les sueurs parlantes ---------------------- de l'eau -------------------------------------------------------------
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------------------------------------------------------------------------
------------------------------------------------------------------------
dans la vitrine des objets , des choses de rebut de la banalité quotidienne, celles qu'on ne regarde pas plus, les éphémères pratiques qu'est-ce qu'une enveloppe une fois qu'elle a été ouverte ? ou une boîte conserve vidée de son contenu ? ces objets donc, en vitrine comme invités de passage, à prendre pour, avec et leur faire visiter la ville la région proche à prendre en photo, pas eux, mais eux sur la photo, eux prétextes à photo, libre à chacun d'en faire suivre son texte ou rien photo souvenir des passages mémoire des lieux, visuellement inscrite sur la vue des choses
--------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------cette année ou une autre


il faut peu, ---------------------- ----------------------------------------


----------------------------pour quoi faire ?

ces questions en sous-sol me tuent.









samedi 11 février 2006

ligne de fuite

At 00:37 10/12/02 +0200, you wrote:
peut-être pas de narcisses /
pas de divan chez moivous savez bien déjà mais s'asseoir à côtecôte sur la table permet à la fois les chuchots et le dos sans appui sur la nappe les narcisses se mêlent aux soleils / l' n'a pas de figure flotte l' est nous proche / elle aime les histoires et marcher au hasard de s ombres confondues les corps séparés sont d eux leurs ombres liées n'en font qu'une / c'était boutade savez vous ? les plaintes douces inconsolables et le de ssous de si lance les premiers mots comme petite balle allant de la lèvre à la sienne / elle veut tout avec candeur cela est entendu vouloir est de désir. d'entre prendre. et c'est dit. c'est du tout dont il faut saisir la nuance. c'est tout. / cela peut être... / il se joue à la faire glisser des coulisses pour l'a voir sur l'estrade et allumer les projecteurs... alors les yeux un peu blessés du vif se tournent à l'intérieur se crispe la paupière un peu nue pour retenir les eaux salines... le lac est né de là et le sel s'évapore / rien n'est demandé une suggestion, tout au plus... / pas d'excuses avez vous dit un jour. c'est noté aux tablettes des noyées un peu lasses / te nager s'il vous plait / est ce la fin ? du premier ? le début ? le pré texte ? l'avant propos ? elle le regarde se couler aux murs du corrid'or et entr'ouvrir les portes elle regarde si le doigt est léger qui ne pas , n'est ce pas, saloper les peintures fragiles et le pas délicat elle regarde...








mercredi 8 février 2006

l'élément (i)solé






intercalés, ou l'un dans l'autre,
ou les uns les autres dans un seul
savoir ce qui va se nicher
va savoir où chez moi tu niches
existes tu encore vraiment
si je t'oublie, existes tu encore ?






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