toi ? est-ce toi ? tu es là n'est ce pas ? tu es venu. tu as soulevé les pages. tu lis. tu vois c'était facile, pas plus difficile que ça. c'est ça que je voulais te dire, que tu n'entendais pas tu vois, un jour à M. dans ce café un peu plus haut du port tu as voulu re-lire re-voir tout, du début le concert consternant, les sautes, la noyade, le sable et l'avaleur... tu voulais ça pour te convaincre que rien n'est rien nous rien moi rien toi peu au présent c'est toi qui lis tu dis c'est toi qui sent je n'ai pas ta peau plus ta peau sous les doigts mais lire, je te vois et tes yeux qui fouillent l'épaisseur à la recherche d'eux tu vois je vois ce que tu cherches avec lame des yeux ta bouche sèche comme une femme vieille longuement pâle longuement équarrie épluchée écorcée mélangée aux épices poivre, sel, une mèche je les vois et l'orange pour toi