Prière pour les bêtes
Par chose le vendredi 29 avril 2005, 21:26 - copie-colle - Lien permanent
"Animaux, animoches, beaux-doux animaux, que dire de vous ? Les mots, bien forcés, ont peu de recours face à vos atours privés de paroles. Bêtes, quand me faites peur d’être sans savoir même que vous êtes, ou quand, par dégoût d’être qui je suis comme imprécision parmi créatures ou œil d’inquiétude à fleur du bouillon placide des textures, j’aspire à penser pas plus que vous-mêmes angéliquement en poils de slip isothermique, bêtes, quand je vous aime de rien dire de mal puisque dites rien et d’aller vers rien puisque toujours là à l’endroit prévu dès même le début d’avant les débuts, bêtes, quand je jalouse vos inclinations de végétation en toute insolence dans l’indifférence, bêtes, quand par prudence, ou dol, ou pétoche, j’ai de la tendance à du réticent en intelligence, bêtes, quand je m’active à aimer sommeil d’abrutissement en cul de bouteille, consommation d’hontes, festin de caca au moins en virtuel, croupi en pipi de pure idiotie, stage en bouillasson jusqu’à la tignasse, appétit de soupe faites de crottes de biques, boufftance de bouillie de refrains dingos et glapis tordus en parler gaga - bêtes vous me montez sans cesse à la tête et j’aime le trou que cette pensée douce d’ébriété fait dans la fatigue qui rend mon cerveau à force de fuites en complexités démantibulées par des anxiétés plus mou que cervelle. Bêtes, merci de tuer au moins quand je dors en moi tout parler en accent humain. Bêtes, merci d’abattre à ras des gadoues l’instinct de ciel vide qui énerve ma tête. Bêtes, merci de foutre en l’air Illusion d’habiter la terre poétiquement, c’est-à-dire pas là tout à fait en chair parmi la matière avec du besoin en détours d’horaires de pincer ladite pour vérifier qu’elle me suit partout. Bêtes sans doigts ni mots pour numéroter vos viandes en pincées, faites cesser en moi au moins en vision de dormition la pensée comme trou qui rend seul et fou à cause du bagout. Dormez bien à fond en rumination même quand ne dormez. Dormez dans la peur tellement toujours que c’est nulle peur. Dormez de jamais dormir en vrai en entier. Vous ne savez pas le nom qu’on vous donne, ni le nom du lieu que vous habitez, ni le nom des jours lents que vous vivez, ni même que, forcé, transirez un jour pourri dans la mort : profitez ! profitez !" Christian Prigent (travail en cours)>>>>>>>>>>>>>>>>>lire ici
