- - - - - - - - > lettre à bout portant
Par chose le jeudi 12 mai 2005, 07:00 - poste fixe - Lien permanent
[...] avec petite dame à sa table
arrive alors qu'on se sente évacuée
quelque fois terriblement
mal prise
à nue crue
du mou doux épluchée jusqu'à la trame élémentaire
/sans dessus la peau
la chair tremble/
c'est à se demander quelles absences
sont perdues là
certaines,
qui paraissent si délicatement anémiées on les entoure
à bras développés
grands égards, tout fignolé alentour finement
on les brode
bordées
des draps blancs et des yeux

plus loin un peu,
sous les portes cochères des paysages défilants aux horizons douteux,
s'endorment fières, les traîtresses à la peau épaissie.

Commentaires
J'aime beaucoup me perdre dans vos mots, même si parfois c'est au sens littéral...
Et je trouve votre blog très original.
:-)
...tous les jours cette impression qui ne nous lache pas revient pourtant nous voilà mis de côté évacué, quelque fois terriblement mal compris incompris qui croyait prendre comprendre mots dos à dos du mou doux épluchée jusqu'à la trame élémentaire ma chair maçonne au moindre lambeaux sens dessus la peau la chair tremble à tout perdre à tout prendre s'en aller c'est à se demander quelles absences sont perdues là enfouies à bras raccourcis, grands écarts, tout fignolé alentour finement, çà oui on paufine, on les soigne, on les brode bordées des draps blancs et des yeux on les aborde simplement ces moments-là les yeux fermés cheveux au vent plus loin un peu, sous les portes cochères des paysages défilants aux horizons douteux, s'éloignent : on s'endort et...