a ce besoin du temps devant derrière dedans pour qu'arrivent s'installent se posent, les choses menant aux ou les mots menant aux choses, le flou toujours, du flou rien ne se tient toujours rien mais de là ça part. une ligne à peine marquée, n'est pas une ligne mais un pointillé, un point et un vide, le vide suit le point et le point remarque que la ligne peut naître ... peut-être peut être ou devenir On sait pas Mais que le tas est là, oui, on le sent et que du tas devrait sortir la ligne et nous la suivre Pouvoir suivre la ligne ... bien que le débord arrive fatalement comme le rouge appliqué sur la bouche si vite se mêle aux contours déborde l'ourlet sensé le contenir dans un rouge plus pâle moins appuyé mais déforme cependant la bouche s'en trouve agrandie largement, ou plus biaise et la langue dedans en pâtit du biais pris tangent On dirait ... sa bouche à elle était fine et sans chair, une ligne déjà mais d'une belle courbe qui bougeait au rythme des mots et je n'écoutais plus, avalée par sa bouche et le rouge qui épousait tout le remous des sons perdant le sens des mots, une danse élastique une vague de bouche d'un rouge dense si sombre que je retrouvai sur le rebord du verre lorsqu'elle le posa.