______________________linge
Par chose le lundi 27 juin 2005, 08:40 - QquelQes=ChoSEs - Lien permanent
reçu à domicile les linges et les cris doux de l'enfant ____________ j'ai du temps Tout mon temps tout mon temps est mis là sur la table _______________ce qu'il en reste comme reste je ne sais pas je ne sais pas comment je reste là, si j'en reste là, ni seulement si c'est moi qui suis là sur la table
quelle partie de moi ou d'elle ou de l'enfant ou du linge ce qui se trame avec ces mots de linge de plis et de déplis des ourlets ouvragés à petits points têtus, l'aiguille les poings, ceux que j'étends vers vous, je m'en ressers pour moi plonge les mains dedans avec toute ma force dans le bassin toutes mes mains et l'eau froide.Ce qui se couche, ce qui se lève et sort et part ... on ne voit rien mais du linge étendu, oui épinglé clairement à la pince, pas moyen d'échapper au fil qui le maintient écartelé plein jour étalé aux regards, abruti du soleil, du linge comme un corps, le nombril au milieu du visage prolonge l'appartenance, identifie le nom, à suivre à la trace ce qui, défait de lui dans le fond du bassin, s'échappe à suivre la trace de la séparation le bassin est le seul récipient pour garder la trace des crimes elle en a les mains pleines de bassins et de petits crimes d'envers luisants et d'endroits rêches qu'elle frotte en silence tous les matins avec du savon et de l'eau, frotte les rebords du bassin pour effacer les crimes de la veille, les écrème, les diminue, jusqu'à les oublier complètement de leurs cris, l'eau étouffe reste alors à étendre, reste à rendre public dans les rues aux balcons aux fenêtres aux jardins le linge doit être adouci pour que ton enfant dorme dit la mère à sa fille, sa fille mère de l'enfant

Commentaires
merci à vous v.
v.ous y êtes
c'est à v.ous
v.iennent de v.ous
le linge et l'enfant
les mots des uns
n'étant en somme
que la somme des mots
des autres
jj // bien vers vous, oui
des linges pourtant comme des mots qui volent saintement ce qui trop manque aux chairs
(qui donnent un homme une femme un enfant parfois)
disent, diffament
colportent, signent la perte
sont écartés du bout des doigts
créent des lisières plongent dans le regard
mais sont écartés du bout des doigts, des lèvres
appellent
.
(légers ; quand il n’y suffisent pas, la honte les alourdit, elle qui mieux dit dessous la peau la brûlure)
point trop n’en faut. il y a les hommes il y a les femmes ce qui est écrit derrière la porte comme si c’était nulle part. point trop n’en faut. la honte, elle, est solitaire. (point trop n’en faut). (appris le pardon partage),
j’en ai trop dit (…, …, …)
je vous embrasse,
le rouge au v.
(et puis aussi: merci, oui)
nb: quel que soit le tout, il m'a toujours pétrifiée. il faut que je m'achète des machettes
BISES