parce que joints les textes avec les mains s'embrassent un moment. j'étais alors encore toujours embarrassée de fils multipliés et d'un / particulier. particulièrement. il n'est pas de fumée qui compte double on souffle : la morte s'expose


ils avaient le ton au-dessus
et cet air à la bouche / drôle d'air solide
l'autoroute tournait largement avec soleil dessus et dessous dans la mémoire quelque chose macère entre deux eaux
il se produit alors une sorte de fermentation gazeuse, une mousse minuscule
/ avec les fleurs de sureau, nous ferons une délicieuse limonade fraîche et citronnée un peu trouble/ un peu trouble
troublée, / je l'étais permanente
du livre qui contient ses pas : il dit : prenez, avalez, passez, faites le / pour marcher dans ses pas une promenade plus loin, l'autoroute d'été fut enjambée par un pont large qui venait au-devant de nous puis soudain haut par dessus : ombre en avant, colonnes descendues jusqu'à terre
j'y étais
bien droite les colonnes de chaque côté qui enjambent le pont dessus, entre le ciel et elle, elle, entre les colonnes comme des jambes elle entre / elle sort
à ce jour là, rien d'autre n'aurait pu venir s'ajouter.



ce fut le soir après ce jour / ou c'était un matin, ces matins où la fraîcheur fait semblant de vouloir durer encore un peu, et encore une fois on y croit on y croit encore le soir après ces matins qui prolongent le matin et comme la lecture de l'autre approchait /la lecture lancée comme un train au galop, tremble d'abord dans sa gorge je pris place à l'intérieur du canapé, face à la lampe. laissant courir la main sur mes jambes jusqu'à l'endroit où la cheville a lâchée, pieds nus parce que là bas se passent des choses que je ne vois pas d'ici mais se passent d'autres mouvements ceux des autres, le moment d' autres mouvements
ici , des choses que je ne vois pas d'ici

m ' e s p a c e n t