de la courge (à la lettre)
Par chose le jeudi 4 août 2005, 09:40 - elle aura oublié de // - Lien permanent
1. une sorte de dépression avait creusé une parenthèse dans l'eau du château, un trou d'eau céladon où nageaient des jupons protégés, des dentelles sauvages, des plumes d'oies et de petites pépinettes de courge prêtes à devenir des carrosses
... je n'étais pas encore lassée.
2. hésitant l'archi-secret est là fameux pelote pître plâtre devance le dé-tachement l'avance d'un pas, sur l'autre main, partir du béton ton tu ce qui se disait entre nous était tellement moins important que tout ce qui ne se disait pas
3. si parler se tromper de trou vague l'autre, le vrai, le vrai trou le trou inépuisable, le notre, nous y puisions par gorgées successives nous laissant glisser du doigt doucement, en avant centre, à doigt nu, pour le poser au fond, montrer la direction des déroutes... en naissaient de petits renflements, des démangeaisons vives, boursouflures sensibles au contact soudain cruel sous les ongles, sortes de, passerelles des ponts, pointillés flous, à peine nés, nous les lâchions, les laissant s'échapper en détournant les yeux la peur, vous comprenez ? du nom qui fige la soupière, simplement, [j'avais] de ce temps un désir intolérable qu'il y pose la bouche, une sorte d'apaisement contre le feu, rasoir le château était là et la courge
comme un carrosse
4. plus tard, c'était plus tard j'ai dormi si longtemps à même la peau bien longtemps
et encore
bandée bandelettes du trou
