l'après midi d'en face
Par chose le lundi 19 septembre 2005, 10:15 - poste fixe - Lien permanent
quand elle parle du vent
il répond en serrant sa veste
lui dedans
lui captif de la veste
elle du vent
[plus tard]
/aller automne comme au champ/ l'automne est une belle saison qui vient après l'été qui vient après
grandir autant du haut les arbres doucement se secouent les oreilles en
tombent
naturellement
il est tard il est si tard
ce matin avec un matin de retard
des tonnes d'eau d'automne elle en fait (toujours des tonnes, oui)
nous partirons alors avec des tonnes de retards de regards d'automnes d'après d'apprêts de guindages d'amidon de quant-à-soi de dépliures / les miettes sur le tapis tombent du lit comme les oreilles des arbres / une pluie de miettes qui brûlent les yeux de pied / la marche avance /suis la marche / je / émiette les miettes la pluie le tapis sous le lit sourd
l'oreille effeuillée / je / suis / suivante
elle, sur le volant tapis qui marche sur tes yeux (à lui).
(les deux) (tombent)
votre nom pour moi bientôt ne voudra plus rien dire
je vous parle du vent
vous répondez de votre nom
qui peut savoir jusqu'où des lettres sont d'amour
jusqu'où
le souffle de l'autre
jusqu'où ?
dans le ventre , le vent.
[plus tard]
Commentaires
envoyer le mot
doucement
une ombre comme un souffle
derrière le mur
l'image achevant d'apparaître
avant de se lever
naturellement
en se levant
na turellement
puis répondre
comme silence