Il est l'autre d'ailleurs et d'ailleurs
il soude les boîtes
une à l'autre, vide à vide
bord à bord
une si belle histoire de boîtes
attachées œil à œil
en dessus et dessous qui passe d'une
à l'autre
intérieur clos qui naît du double vide
et devient un entier invisible
aux regards...
existant de la cause
à cause de l'approche si proche
qu'on confond...
des boîtes confondues et de deux 
deviennent une
une marquée à la ceinture...
A glisser le couteau on y coupe
deux ventres
et les siamoises qui de l'intérieur se parlaient
sans besoin des paroles, hors oreilles
du monde
laissent à ventre ouvert
le vide qui s'échappe
et coule à l'extérieur...

un jour, vous ne me verrez plus...
et alors, vous me chercherez....
moi qui cherche toujours,
de ça j'ai habitude, 
c'est un état vacant, 
le vide de la boîte...
souvent, j'attends,
j'attends que s'approchant,
un autre remplisse l'ogresse...