à vous tous mes vous

comme il fait encore nuit, seul le doigt encore dans la prise suit ce qui, de l'extérieur de vous, fait de vous le vous que je suis et sous le doigt uniquement, à un doigt d'entre nous, un doigt qui lit et relie les peaux par son bout est celui qui pointe entre nous un pont. qui trace et maintient la liaison d'une distance proche, prend le par coeur comme repère, du contour de mémoire , la couleur de mémoire peut changer de couleur sans que la nuit trouve à redire : c'est la nuit, et la nuit sur les corps aussi, je suis de vous ce que vous n'êtes que dans ces pénombres du lit, un vous obscur, le vous du corps impénétrable, s'en suit une courbe que seul le doigt observe, esquisse une carte d'un léger déplacement, une courbe partant du front, là où les cheveux se couchent, partant du front dessiner la ligne au-dessus de vous sans du tout que l'autre de vous ne s'en inquiète.
si la nuit se prolonge
comme il fait encore nuit

comme il fait encore nuit, l'un de je se réveille coulisse un oeil vers vous pour vous voir de profil
une moitié de vous

le corps encore absent, seule la sensation d'
enfoncement léger porte le poids là l'angle du coude marque une dépression, rupture de surface de la surface du drap, appui total du point unique, le reste de l'étendu repose, dire en dormissement, lit central, la chambre n'a pas de volets, pas de rideau, aucun moyen de s'y soustraire, aucun moyen d'échapper à la lumière pèse sur un point unique, le je vous perte, tout autant que le mien s'y joue s'y ajoute.
si vous est