ainsi de suite



épuisés, un après l'autre, à bout de bras à bras le corps et l'âme même estropiée un peu, ils se déplacent, à partir déjà du début si lentement que personne ne prend garde au léger décalage, un emprunt d'autres lieux par champs excentriques successifs et l'occupation du sujet se disperse en moindre importance, quelques affaires à venir restent encore accrochées aux lèvres des passagères qui serrent longtemps les dents sur leurs montures ... sous la robe leur poussent des branches qui finissent toujours qui finissent toujours qui finissent

tout le jour le sujet du jour courant court devant, ce qui était couru d'avance, un sujet neuf de belle jambe, l'envergure de l'inconnu laissant pressentir un bon sujet porteur intarissable et fécond, un bon sujet des merveilles et merci au départ, pas de quoi faire tourner les têtes le sujet n'est au vif du sujet que dans l'enlacement je t'en prie marche encore, marche devant c'est doux pour le voir net, il aurait suffit de changer de trottoir une bonne fois que la rue nous sépare les bras ballants comme des troncs réveillez moi si le sujet devient quelconque si la course s'écourte s'affaisse ou s'épaissit secouez moi veux-tu, à prévoir revoir voir le flot avant que la rue comme fleuve les rideaux blindés n'empêchent pas le vent dehors il nous force la fente, entame les tissus, d'un entrebâillement précis transperce éventre vers le ventre de la pièce même entrouverte sur la coupure : le sujet est au fond l'étroitesse de l'écriture serre la page autour la combinaison comprime le nom de sa tête y courir à mi-voix longtemps serrer le fleuve le nom du sujet bascule je butte au pli du su tous les chemins de mes doigt sur ta nuque, épuisés.