oui, je me sers chez vous, de vous, de vous et des images, je me sers des images et de vous, je vous mêle les images et vous d'un inépuisable intime de moi, sans ce vous de vous, que vous pensez être vous, avec ce vous de moi tel que vous le faites naître chez moi, sous ma peau, sous mes doigts, dans ma bouche, bouche langue et salive mêlées aux images fabriquent une image de vous, un vous uniquement de moi, qui doucement s'écoule de ce qui sort de vous, vous excède, vous prolonge et vous dépasse, s'exhale de vous sans que vous ne puissiez vous en défendre, passe devant le vous de vous et ce vous que j'éponge et absorbe s'incorpore d'une même chair excroissance, accouplement du bu, s'associe secrètement aux images des autres, aux autres images des choses et de vous, oui les mains dedans je pétris et je touille, vous touille tant et tout jusqu'à la dernière force liquide,
salive des yeux, d'où le flou.



Les choses n'étant que des choses
tant qu'on n'en fait pas quelque chose.