supposons le silence tu saurais lire supposons supposons l'abandon, non pas l'abandon qui abandonne mais celui qui s'y abandonne comme donne, tu vois supposons, supposons qu'on donne l'abandon qu'on se le donne comme rien comme si rien comme si rien n'était venu entre supposons entre le rien entre rien et rien tu saurais lire rien, tu saurais ... supposons que tu saches que rien ne parle ne parle pas même le silence même lire les figures dans le silence ou ne rien dire supposons que tu saches que dire est rien qui trouble le silence que dire est ce qui s'entend sans dire tu saurais entendre alors supposons que je sache me taire, tu saurais que taire est dire l'abandon la main qui perd pied qui ne s'accroche la main fait trou et vide le trou de rien et du silence et d'abandon j'abandonne supposons la garde parce qu'elle veut garder mais les trous juste les trous et entre, ne veut pas qu'on lui donne ce qu'on lui donne supposons que ses bras soient fait de silence et uniquement de silence ses mains de silence et sa tête et son corps et ses jambes de silence supposons que ce qui se parle lui casse le silence et le don, et combien ses bras ont besoin de trous pour les dire supposons ça ne veut rien dire rien n'est dit rien ne se dit mais tout veut dire rien ne dit combien le rien désespèrement cherche .......... on ne dit qu'avec la terrible tentation que rien ne soit dit pour pouvoir enfin un jour le dire et c'est loin si loin de ce qui est le nous du dire, supposons tu saurais lire, tu lirais ça tu saurais lire ça, tu saurais qui je suis sans avoir le besoin de plus autre qui ne serait que bavardage tu saurais d'elle, elle se déshabille la peau de silence et dans les pull-over décrochés de son corps
les étincelles







(elle se regarde rien)