pas plus que rien
Par chose le lundi 27 février 2006, 07:31 - JJjourNALpetitmondENtrE
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supposons le silence tu saurais lire supposons supposons l'abandon, non pas
l'abandon qui abandonne mais celui qui s'y abandonne comme donne, tu vois
supposons, supposons qu'on donne l'abandon qu'on se le donne comme rien comme
si rien comme si rien n'était venu entre supposons entre le rien entre rien et
rien tu saurais lire rien, tu saurais ... supposons que tu saches que rien ne
parle ne parle pas même le silence même lire les figures dans le silence ou ne
rien dire supposons que tu saches que dire est rien qui trouble le
silence que dire est ce qui s'entend sans dire tu saurais entendre alors
supposons que je sache me taire, tu saurais que taire est dire l'abandon la
main qui perd pied qui ne s'accroche la main fait trou et vide le trou de rien
et du silence et d'abandon j'abandonne supposons la garde parce qu'elle veut
garder mais les trous juste les trous et entre, ne veut pas qu'on lui donne ce
qu'on lui donne supposons que ses bras soient fait de silence et uniquement de
silence ses mains de silence et sa tête et son corps et ses jambes de silence
supposons que ce qui se parle lui casse le silence et le don, et combien ses
bras ont besoin de trous pour les dire supposons ça ne veut rien dire rien
n'est dit rien ne se dit mais tout veut dire rien ne dit combien le rien
désespèrement cherche .......... on ne dit qu'avec la terrible tentation que
rien ne soit dit pour pouvoir enfin un jour le dire et c'est loin si loin de ce
qui est le nous du dire, supposons tu saurais lire, tu lirais ça tu saurais
lire ça, tu saurais qui je suis sans avoir le besoin de plus autre qui ne
serait que bavardage tu saurais d'elle, elle se déshabille la peau de silence
et dans les pull-over décrochés de son corps
les étincelles
(elle se regarde rien)
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